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  • High-tech
11
2020
Retour sur TousAntiCovid et ses concurrentes européennes
Les fonctionnalités de TousAntiCovid
TousAntiCovid est une application destinée à identifier les personnes qui ont été en contact avec un malade du Covid-19 et à les alerter.

La fonction principale de TousAntiCovid est d’alerter son utilisateur lorsqu’il a été en contact avec une personne porteuse du virus. Concrètement, une personne testée positive va renseigner l’application, permettant à cette dernière d’alerter toutes les personnes elles-mêmes équipées de TousAntiCovid qui se sont trouvées, dans les jours précédents, à moins de 1 mètre d’elle plus de 5 minutes ou plus de 15 minutes à moins de 2 mètres.

Pour permettre l’identification des éventuels contacts, l’application TousAntiCovid détecte et enregistre, via le réseau bluetooth, tous les smartphones qui se trouvent à proximité de l’appareil sur lequel elle est installée. Mais attention, rappellent les concepteurs de TousAntiCovid, les données ainsi stockées ne permettent pas de connaître l’identité « d’un utilisateur de l’application, ni qui il a croisé, ni où ni quand ». La vie privée des utilisateurs est donc protégée, affirment les pouvoirs publics. Un sujet important car c’est en grande partie par crainte de voir leur vie privée violée que les Français avaient rejeté StopCovid, la première application de contact tracing mise en place par la France en juin dernier.

De nouveaux services

Au-delà du changement de nom, la nouvelle version de l’application propose une série de nouvelles fonctionnalités de conseil et d’information, non seulement générales mais aussi localisées. On trouve ainsi une « carte météo du virus » permettant à l’utilisateur de se géolocaliser afin de consulter, en temps réel, des informations sur la circulation du Covid-19 dans une ville, un département ou une région. Avec la possibilité d’afficher sur une carte les centres de dépistage les plus proches. Autre nouveauté : la faculté de remplir directement et de générer les attestations de déplacement dérogatoire nécessaires pour circuler pendant un confinement et les couvre-feux.

Une meilleure gestion de la batterie

Enfin, changement de paradigme aussi sur les consignes d’utilisation : pour préserver la batterie des smartphones, TousAntiCovid n’est plus actif en permanence contrairement à StopCovid. Ainsi, l’utilisateur doit lancer manuellement l’application avant de se rendre dans une zone d’affluence (transports en commun, commerces, lieux de travail…) ou d’assister à une réunion privée. TousAntiCovid fonctionne sur iOs (iPhone d’Apple) et sur Android. Elle est téléchargeable sur les plates-formes Google Play Store et Apple Store.

D’autres applications en Europe
Il existe d’autres applications de contact traçing en Europe. Certaines sont compatibles entre elles, d’autres non.

La France a décidé de faire bande à part lorsque la création de StopCovid a été décidée au printemps dernier. La raison : ne pas utiliser les protocoles techniques d’Apple et de Google. Des multinationales souvent pointées du doigt pour leur propension à s’approprier les données personnelles de leurs utilisateurs. D’autres pays n’ont pas eu ces craintes et se sont appuyés sur leurs solutions techniques. Cela leur a permis de sortir des applications plus rapidement, mais aussi de les rendre compatibles entre elles. L’italienne Immuni, l’allemande Corona-Warn-App, l’irlandaise Covid Tracker ou encore l’espagnole Radar Covid partagent, ainsi qu’une dizaine d’autres applications européennes, la même base technique, ce qui permet à leurs utilisateurs nationaux de bénéficier d’un suivi chez eux, mais également dans plusieurs pays étrangers. Contrairement à ces pays, la Suisse et la Hongrie, comme la France, ont fait le choix de développer des applications « maison » non compatibles.

Des succès mitigés

Pour fonctionner à plein, les applications de contact tracing doivent être utilisées par un très grand nombre de personnes. Ce n’est qu’à ce prix qu’il devient possible d’identifier et d’avertir les cas contacts afin de les inciter à s’isoler dans le but de rompre une chaîne de contamination. Sur ce point, plusieurs applications ont rencontré le succès en Europe. C’est le cas notamment d’Immuni, l’application italienne qui, après un joli départ suivi d’une montée en charge progressive, a connu un pic de téléchargements (plus de 150 000 téléchargements par jour) au mois d’octobre lors de l’emballement de la deuxième vague de Covid-19. Mais depuis, l’engouement a laissé place à des critiques de plus en plus vives sur l’efficacité du dispositif, notamment sur le suivi des cas ainsi identifiés par les autorités de santé. Résultat, l’application ne séduit plus que quelques milliers d’Italiens chaque jour et plafonne à 10 millions d’utilisateurs, soit 19 % des Italiens de plus de 14 ans. Un ratio encore trop faible d’autant qu’il varie fortement d’une région à l’autre (25 % dans le Val d’Aoste contre 12 % en Campanie).

Même scénario en Allemagne. Lancé le 16 juin dernier, Corona-Warn-App connaît un succès immédiat et parvient à rallier 18 millions d’Allemands en à peine 3 mois. Depuis, le rythme des téléchargements s’est stabilisé pour atteindre 23,5 millions au tout début du mois de décembre, soit moins d’un tiers de la population adulte allemande. Un tassement qui s’explique, notamment, par la défiance d’une partie de la population envers les solutions techniques de Google. Défiance qui a incité plusieurs développeurs allemands à mettre au point et à proposer, depuis le 9 décembre, une variante de l’application qui n’utilise plus le protocole de communication de Google, mais un composant open source. Une nouvelle application qui permettra peut-être une nouvelle envolée des téléchargements.

Mais au-delà du nombre de téléchargements, l’efficacité de ces applications se trouve affectée par un autre point : la possibilité de signaler ou non que l’on est atteint du Covid-19. Une liberté fondamentale qui n’aurait pas dû constituer un frein compte tenu de l’anonymisation des données mise en place dans les différents systèmes. Mais dans la réalité, les craintes d’exposition de ces informations personnelles demeurent et, en Allemagne, par exemple, ont conduit, selon les estimations du 4 décembre de l’Institut Robert Koch, à peine la moitié (54 %) des personnes touchées par le Covid-19 à signaler leur situation sur Corona-Warn-App. Concrètement, depuis le lancement de cette application, en juin dernier, un peu plus de 95 000 personnes ont signalé leur situation sur 175 000 cas positifs identifiés. Plus de 79 000 chaînes de contamination n’ont ainsi, pour cette seule raison, pas pu être identifiées.

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Je viens de changer d’activité professionnelle. Comme je ne suis plus placé sous le régime des travailleurs non salariés, j’envisage de transférer les capitaux figurant sur mon contrat retraite Madelin vers un Perp que je vais ouvrir pour l’occasion. Ce transfert aura-t-il des conséquences fiscales ?

Rassurez-vous, il n’y aura aucune conséquence fiscale liée au transfert de vos droits Madelin sur un Perp. Étant précisé, par ailleurs, que ce transfert ne remettra pas en cause la déductibilité des cotisations que vous avez versées sur votre contrat Madelin de l’assiette imposable de vos bénéfices. Autre information, la fiscalité applicable aux prestations versées lors du départ en retraite est identique sur les contrats Perp et sur les contrats Madelin. En revanche, si vous effectuez des versements sur votre Perp, ces versements ne seront pas fiscalisés de la même manière que ceux effectués sur un contrat Madelin.

Je suis propriétaire de plusieurs étangs. Ces étangs doivent-ils être inclus dans l’assiette de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI) dont je suis redevable ?

Les biens immobiliers non bâtis tels que les étangs sont, en principe, imposables à l’IFI (sous réserve, bien entendu, que la valeur nette du patrimoine de l’intéressé soit supérieure à 1,3 M€). Toutefois, ils sont, à certaines conditions, exonérés d’IFI lorsqu’ils sont affectés à l’activité professionnelle principale du contribuable et lorsque cette activité revêt un caractère agricole. Ainsi, par exemple, des étangs affectés à une activité de pisciculture sont exonérés d’IFI.

En outre, lorsqu’ils sont donnés à bail à long terme à un exploitant, ces biens sont exonérés d’IFI à hauteur des trois quarts de leur valeur jusqu’à 101 897 € et à hauteur de la moitié au-delà de 101 897 €. Mieux, l’exonération est totale, quelle soit la valeur des biens, lorsqu’ils sont donnés à bail à long terme à un membre (proche) de la famille du propriétaire qui les utilise pour son activité principale.

Cette année, pour élire les membres du conseil d’administration de notre association, nous souhaitons remplacer le vote en assemblée générale par un vote par correspondance. Mais nous avons un doute sur sa faisabilité dans la mesure où les statuts associatifs ne prévoient pas cette possibilité. Qu’en est-il exactement ?

Si vos statuts sont muets sur cette modalité de vote, vous ne pouvez pas l’organiser ! En effet, le vote par correspondance ne peut être utilisé dans le cadre d’une assemblée générale que si les statuts de l’association le prévoient. Le vote par correspondance organisé alors que les statuts de votre association ne l’autorisent pas encourt le risque d’être contesté et annulé en justice. Il vous faut donc modifier les statuts.

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